Le 28 janvier 2021, invité sur le plateau de Genève à Chaud de la chaîne locale Léman Bleu, Pierre KUNZ, fervent défenseur de Pierre MAUDET, attaquait ouvertement le SPJ dont il dénonçait l’acharnement contre son champion déchu.

Devions-nous prendre la peine de réagir aux errances de ce monsieur qui n’a d’autre argument que la victimisation, une fois de plus ? La question s’est posée. Finalement, nous avons décidé de rappeler – en guise de réponse- l’autre rôle qui est celui de la police judiciaire et de son syndicat dans notre République.

Ce que Pierre KUNZ semble bien évidemment ignorer, c’est qu’en attaquant le SPJ, il s’en prend à la Police Judiciaire. Car le SPJ a l’honneur et le privilège de représenter la majorité écrasante des femmes et des hommes qui composent cette belle institution.

Et ce qu’il semble oublier, c’est que ni la PJ, ni le SPJ ne sont responsables de la chute vertigineuse de Pierre MAUDET. Pierre MAUDET est son propre bourreau et fossoyeur. Il n’y a – en réalité – pas pires ennemis de Pierre MAUDET que Pierre MAUDET lui-même, et ceux qui, comme Pierre KUNZ, murés dans un déni qui frise l’amnésie ou la déification, le soutiennent aveuglément comme des adeptes d’une secte défendraient un gourou.

La Police Judiciaire, Monsieur KUNZ, “La seule police qu’une démocratie puisse avouer, la police judiciaire, la police des crimes et des délits, protectrice de tous les citoyens”, comme la décrivait si justement Georges Clémenceau dans son discours de Draguignan le 14 octobre 1906.

En enquêtant sur les agissements de Pierre MAUDET, cette Police Judiciaire n’a fait que ce que le Ministère Public et les citoyens attendent d’elle, dès lors qu’elle a connaissance de la commission de potentielles infractions, et ce, sans distinction de rang ou de position. C’est aussi en cela que la Police Judicaire est garante de la démocratie et des valeurs de notre République.

Si le SPJ se permet de s’exprimer publiquement sur le cas MAUDET, c’est parce que, faut-il le rappeler, toute la police a été dirigée pendant des années par le magistrat Pierre MAUDET en particulier durant la période des faits reprochés et bien après leur exposition au grand jour. Le syndicat est donc légitime à s’exprimer au nom de ses membres, lesquels se sont sentis trahis par leur ministre.

Et aujourd’hui, en rappelant aux Genevois qui est Pierre MAUDET, le syndicat de la police judiciaire montre une fois encore son attachement à une démocratie malmenée et gravement menacée par un homme qui a d’ores et déjà démontré sa profonde malhonnêteté, son aisance dans le mensonge et la manipulation, son plus grand mépris des institutions et des citoyens, et son goût prononcé pour la stratégie de la division afin de mieux étancher sa soif immodérée de pouvoir. Et ce quoi que décide la Justice.