Le Syndicat de la Police Judiciaire
Le Syndicat de la Police Judiciaire (SPJ), anciennement Association du Personnel de la Sûreté (APS), est le syndicat des inspectrices et inspecteurs de police de la République et Canton de Genève. Fort d'un taux d'adhésion de près de 100% des membres de la police judiciaire genevoise, le SPJ est un représentant unique et légitime pour tout ce qui touche à l'activité syndicale en relation avec la profession de policier. Son action se situe à tous les niveaux, conditions de travail, conditions salariales, défense des collègues, individuellement et collectivement, capacité intégrale de négociation et de conclusion d'accords, généraux et particuliers.
Composé d'un comité de 9 personnes auquel s'adjoint un membre représentant le personnel retraité, il se réunit ordinairement une fois par mois, propose également deux assemblées générales annuelles (printemps et automne), auxquelles s'ajoutent bien entendu des réunions diverses au sein de différentes composantes. La première de celles-ci est le GAP (Groupement des associations de police), né dans le tourment des années 90 et qui regroupe les diverses associations de policier et de personnel administratif rattaché à la police. Le président du SPJ est statutairement coprésident du GAP, poste qu'il partage avec le président de l'UPCP (Union du Personnel du Corps de Police), le syndicat du personnel de la gendarmerie et de la prison, première force du canton avec plus de 1'000 membres.
Le SPJ est également membre de la FSFP (Fédération suisse des fonctionnaires de police), notre organe faîtier, qui regroupe près de 20'000 membres au niveau national et participe aux diverses réunions conduites par ce dernier (assemblée des délégués, comité central). En lien avec la FSFP, nous trouvons l'USPRO (Union des syndicats de police romande), qui se réunit également 2 à 3 fois par an et qui regroupe les sections de langue française de la fédération.
A noter ici que la FSFP fait également partie de l'UISP (Union internationale des syndicats de police) qui regroupe de nombreux pays européens et fait ainsi office de pionnier dans la toujours très frileuse Helvétie.
En novembre 1944, L'APS était créée.
En novembre 1944, M. PILET-GOLAZ démissionnait du Conseil Fédéral. Genève ne connaissait pas la carte à puce mais la carte de rationnement. Le 9 novembre 1944, une communication du Conseil d’Etat faisait état de la nomination par le Département de Justice et Police de M. John ENNEVEUR à la fonction de Chef de la Sûreté. Né en 1890, entré dans les rangs des agents de la Sûreté en 1912, M. ENNEVEUR atteignait le grade de Chef de la Sûreté à 32 ans de service, et faisait valoir ses droits à la retraite en 1950. Le 2 novembre 1944, l’Union des fonctionnaires de l’administration cantonale de Genève avait tenu une assemblée générale à la salle centrale. Après un exposé des revendications présentées par les représentants des fonctionnaires cantonaux (corps enseignant, corps de police, personnel de l’administration) quant à l’octroi d’allocations de vie chère adaptées aux circonstances de l’époque, les 300 participants avaient voté à l’unanimité la résolution suivante :
approuvent pleinement ces revendications, considérées toutefois comme insuffisantes, mais adaptées à la situation financière de l’Etat;
rendent les autorités attentives au fait que nombre d’entre eux éprouvent déjà de grandes difficultés à faire face intégralement à leurs obligations familiales, civiles et professionnelles ce qui ne peut qu’entraîner des conséquences fâcheuses pour l’Etat. Le 14 novembre 1944, l’Association du Personnel de la Sûreté était créée.
2001 - Changement de nom
A la suite du changement de nom de la Police de Sûreté en Police Judiciaire dans le courant de l'année 2001, notre association se devait de se mettre au goût du jour. C'est ainsi que son nom a été modifié en - Syndicat de la Police Judiciaire - après plus de 50 ans de règne sous le titre de - Association du Personnel de la Sûreté.

Syndicat de la Police Judiciaire
Case postale 142
1211 Genève 8